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Exposition A.B.C….La belle époque de la fête foraine. »

Vendredi 17 octobre 2008

Bestiaire forain et sujets de manège, jeux de massacre, loteries, tirs, voyance…….

28 novembre 2008 – 1 février 2009

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Dans le cadre prestigieux du château de Montbéliard, l’exposition “ABC… La belle époque de la fête foraine.” présente cette année une collection unique et sans nul doute parmi les plus riches au monde.L’ambition première de l’exposition est de proposer au visiteur un «voyage initiatique» dans un univers disparu, englouti sous la pression du progrès : une promenade dans la féerie d’un champ de foire imaginaire, transposé, revisité, mettant en lumière les objets les plus étonnants que l’homme ait inventés pour le plaisir des sens.La fête est déjà un ailleurs, un temps hors du temps, un lieu où l’ordinaire est toujours extraordinaire, où les formes, les couleurs, les bruits, dans un débordement baroque, jouent à dépayser, à surprendre. Dès qu’on l’évoque, son atmosphère nous submerge ; elle véhicule tout ce qui touche à l’évasion, à la transgression, à l’illusion, à l’anormalité, au vertige. Elle fait ressurgir des souvenirs enfouis, poussières d’enfance, résidus de la mémoire précieusement engrangés dans le beau livre d’images de chacun. A chacun de reconstruire sa propre fête.Une dimension historique et culturelleLe second objectif est d’élargir ce voyage en découvrant la fête dans ses dimensions historiques et culturelles. Bien avant la télévision et les parcs d’attractions, elle fut le lieu de toutes les aventures et de toutes les audaces. Elle apparaît comme le grand média du XIXème siècle, vulgarisant la science, la médecine, les inventions techniques, accouchant de toutes les formes de spectacles : théâtre, marionnettes, music-hall, cirque, cinéma, strip-tease, sport-spectacle… Miroir de la société en mutation, la fête reflète les goûts et les croyances des nouvelles générations enfantées par la révolution industrielle. Elle récupère, s’approprie, recycle, diffuse tout ce que l’époque peut lui proposer. Véritable encyclopédie,

elle nous livre une mine de renseignements sur la perception de l’évolution socio-politique, des conquêtes coloniales, des guerres, de l’exotisme, de la conquête de l’air et de l’espace. Elle caricature les grands archétypes sociaux comme les célébrités du moment : bref, elle nous livre des petits morceaux de l’histoire des temps modernes.

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Les objets de la fête sont donc des témoins, « mais ils sont aussi enveloppés d’une beauté et d’unemagie immédiatement perceptibles. Nul besoin d’être spécialiste pour être sensible à leur charmesingulier. Aujourd’hui, les antiquaires et les esthètes se les disputent dans les ventes aux enchères, mais ce qu’il est convenu d’appeler l’art forain est encore largement méconnu du public. Or, il y a dans la création foraine une production qui, par sa qualité d’exécution, constitue un art à part entière. Certainssculpteurs étaient de vrais maîtres même si leur création avait pour fonction première le loisir populaire.Les Français Bayol, Coquereau, Maréchal, Limonaire ou Mathieu, les Allemands Heyn, Hübner ou Müller,les Belges De Vos ou Moulinas, les Anglais Savage, Spooner ou Anderson nous ont légué des oeuvres touchantes, chargées d’un pouvoir émotionnel fort et d’une symbolique à multiples facettes.La présentation des sculptures, des décors, des peintures dévoilera au public le champ d’une esthétiquesurprenante et permettra la prise de conscience d’une forme d’art originale, possédant ses créateurs, sespropres styles et ses propres langages. La passion des Marchal.Fabienne et François Marchal : références mondiales dans l’expertise de l’art forain !Bien avant tout phénomène de mode, ces deux passionnés, amoureux de ces sculptures baroques, partent à la chasse de ces objets multicolores qui peuplent la mémoire des fêtes foraines. C’était il y a plus de 30 ans, à une époque où l’on ne parlait pas encore d’art forain et où les vieux manèges, démodés, encombrants, pourrissaient dans des fourgons insalubres. Ils se spécialisent rapidement sur les animaux de manège que Fabienne, munie de son scalpel, restaure patiemment. Ici, point de neuf ni de peinture ripolinée ; ce serait sacrilège ! La restauration est amour jusqu’à ce que chaque pièce retrouve son aspect d’origine. Les couches multiples de peinture minutieusement enlevées au scalpel, les reliefs en ronde-bosse apparaissent, les expressions renaissent et la magie opère…

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Le sujet n’est plus un simple «dada» à chevaucher, il devient oeuvre touchante. Aux patientes recherches sur la provenance des pièces vient s’ajouter un récolement rigoureux de centaines de sujets de manèges étudiés et photographiés pour mieux identifier les styles, les façons, les expressions propres à chaque atelier.Puis leur curiosité s’étend à l’ensemble des spectacles de foire, les entraînant à collecter un musée de cire, des ensembles incomparables de massacres et de passe-boules, de loteries, de billards japonais, de tirs mécaniques et autres objets précieux qui composent aujourd’hui l’Art forain !… Ils rédigent des articles dans diverses revues, dont le mensuel américain «The carousel news trader» et publient en 2002 «L’art forain, les animaux de manège» aux éditions de l’amateur. Les Marchal sont fréquemment consultés comme experts par des collectionneurs ou des commissaires priseurs. Leurs travaux ont incontestablement contribué à faire connaître cet Art forain français demeuré longtemps méconnu par rapport à celui qui s’est épanoui en Angleterre, aux Etats-Unis ou en Allemagne.La collection Marchal fait aujourd’hui référence et voyage dans le monde entier.Son exposition sur le sol montbéliardais est une première qui, certes, ne va pas manquer d’attirer foule de curieux, mais promet aussi de faire se déplacer de nombreux connaisseurs étrangers.

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Exposition ouverte :

Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.